Vers 9h45, violente canonnade dirigée sur tout le front du sous-secteur du Linguet par des canons de divers calibres. Les tranchées de gauche de 1ère ligne - tranchée de la Noé - ont été particulièrement éprouvées par le tir d'obus de 21 cm. Un des abris de cette ligne a été écrasé, et les boyaux de communication en avant et en arrière de la même tranchée se sont éboulés en 3 endroits.
Un obus a éclaté à l'entré du boyau de mine et l'a obstrué. Nos pertes, qui n'ont pu être évaluées qu'après plusieurs heures de déblaiement, s'élèvent à 1 sous-officier (Sergent Marcel DARDENNE) et 7 hommes de la 24è Cie tués, et 6 hommes de la même Cie blessés.

Outre le Sergent DARDENNE il y avait les Soldats Henri BRANCOURT, Henri DUMAS, Alexandre GARAT, Arthur MARTIN, Pierre MIGNEAUX, Auguste PAGEARD. Le nom du 7è homme reste encore inconnu à ce jour.
4 d'entre eux ont pu être retrouvés grâce à l'aide de Bernard et Jean-Luc que je remercie.

Pour leur conduite lors de cet accident, le Lieutenant-colonel commandant le régiment cite à l'ordre du régiment les Braves dont les noms suivent :

Soldat FERRY de la 24è Cie
Est proposé pour une citation à l'ordre de l'armée pour le motif suivant : " Très grièvement blessé par les éclats d'un obus, qui venait de défoncer l'abri dans lequel il se trouvait, a voulu dégager son sergent enseveli sous les décombres ; voyant ses camarades venir à lui pour le soigner, a dit : Occupez-vous des autres qui sont dedans. A eu le courage d'aller lui-même au poste de secours se faire panser. "


Sergent JONNIAUX
et Soldat FAJARDO de la 24è Cie
" le 16 décembre, ont fait preuve de beaucoup de sang-froid, de courage et d'énergie, en restant dans un poste d'écoute très avancé sous un feu excessivement violent d'artillerie, et en y maintenant les hommes. "

Soldat BRUN de la 24è Cie
" le 16 décembre, grièvement blessé, a conservé son sang-froid, et a poussé aucune plainte au moment de son enlèvement donnant ainsi une grande preuve de courage. "