Cherchant le texte des citations reçues par le Capitaine André GUDE, j'ai parcouru le Journal officiel consultable sur Gallica-BNF.

GUDE Andre - Capitaine

J'ai pu y retrouver le texte de quatre citations dont l'un a précédemment été retranscrit sur le blog pour la citation à l'ordre de l'armée reçue à la suite des combats de janvier 1915 au Linguet.

En dehors de celle-ci, voici le texte des trois autres citations :

Citation à l'ordre de l'armée - JO du 26/09/1916 suite aux combats de Douaumont :

En pleine attaque, son chef de bataillon et son capitaine adjudant major étant blessé, a pris le commandement du bataillon. Avec une énergie superbe, sous un feu d'artillerie infernal, a réussi à amener son bataillon sur la ligne de feu, à l'y organiser, à tenir et à assurer la liaison, rétablissant ainsi le front compromis.

Légion d'honneur - JO du 26/12/1917 sous l'uniforme du 348è RI :

Jeune capitaine doué de très belles qualités militaires. Le 24 septembre 1917, a conduit d'une façon remarquable une contre-attaque sur un flanc ennemi et a réussi à atteindre tous ses objectifs grâce à une rapidité d'exécution, un entrain et une bravoure exceptionnels. Une blessure. Trois citations.

legion_1

Les pertes de la journée du 24 septembre 1917 s'élevèrent à 520 hommes : 48 tués, 146 blessés et 326 disparus.

Les circonstances du décès du Capitaine GUDE sont précisées par le texte de la dernière citation reçue à titre posthume :

Citation à l'ordre de l'armée - JO du 17 août 1918

Capitaine à la 1ère compagnie du 22è régiment d'infanterie - Officier de très haute valeur. Détaché en liaison pendant une période de combat, a fait preuve d'un zèle et d'un sens tactique au-dessus de tout éloge. Est tombé glorieusement dans un observatoire particulièrement dangereux où il se tenait pour recueillir des renseignements précieux pour le commandement.

C'est lui qui aurait dû commander le peloton d'exécution des Sous-lieutenants HERDUIN et MILLANT. Il avait demandé à être déchargé de cette tâche. HERDUIN lui évita cette pénible tâche en commandant lui-même le feu. (voir la presse de l'époque).