Au travers d'échanges via le blog du 147è RI avec Jean-Claude, petit-fils du Sergent Victor DEVERGNIES, il est apparu que ce dernier avait été mobilisé au 347è RI pendant la campagne.

Après avoir évoqué le début de son parcours militaire sur le blog du 147è RI, illustré d'un portrait en pied où il arbore ses galons de Sergent sur son uniforme, je vous propose de prendre connaissance de la suite de celui-ci, illustré de quelques photographies dont Jean-Claude autorise la publication ici.

Lors de la mobilisation, Victor rejoint à Sedan, la caserne Mac Donald, lieu de garnison du 147è RI régiment d'active et de son régiment de réserve le 347è RI.

Affecté dans ce dernier en raison de son âge, il a alors 33 ans, et de son passage dans la réserve, il ne part pas immédiatement pour le front. Le temps de rafraîchir son instruction militaire probablement.

Devant l'avancée allemande, le dépôt quitte Sedan pour rejoindre la caserne La Briandais à Saint-Nazaire dans la deuxième quinzaine d'août.

Victor part pour le front au printemps 1916. Comme l'indique une mention au bas de sa fiche matricule : aux armées du 26 février 1916 au 20 juillet 1916.

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En champagne, probablement près d'une cave. L'officier en arrière plan pourrait-être le Lieutenant H. GIBERT, chef de section à la 24è Cie du 347è RI.

Il rejoint le 347è RI alors en position dans la Montagne de Reims, où il exécute des travaux dans le secteur de Trépail, Villers-Marmery. Il est affecté à la 24è Cie (6è bataillon).

Il participe aux combats du secteur de la Butte de Tir en mai 1916, avant de partir pour Fleury devant Douaumont.

Coïncidence signalée par Jean-Claude : Victor était natif de Felleries (59), qui se prononce Fleury en patois.

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Photo de groupe avec trois officiers au premier plan, dont probablement le Lieutenant H. Gibert à droite.

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Le barda au dos, probablement dans les environs de Fleury devant Douaumont

Il participe à tous les combats jusqu'à la dissolution du régiment au mois de juin 1916.

Lors des combats de Fleury devant Douaumont, il fut enseveli par un obus et dégagé par ses hommes. Proposé pour être promu officier, il refusa.

Il assista à l'exécution des Sous-lieutenants HERDUIN et MILLANT, dont il évoqua le souvenir une seule fois devant Jean-Claude et son père. Jean-Claude fut " très secoué de le voir pleurer, ce qui n'était pas son genre. "

Après la dissolution du 347è RI le 22 juin 1916, Victor passe au 348è RI, avant d'être détaché un mois plus tard pour la Manufacture d'Armes de Saint-Etienne. Il dépend alors du 9è Dragons en juillet 1917, mais reste détaché à l'arsenal de Roanne, où il est affecté en juillet 1918, jusqu'à sa démobilisation en mars 1919 à Lille.

Sa présence en unité combattante au 347è du 26 février 1916 au 21 juin 1916 lui donnera droit à la Carte ainsi qu'à la Croix du Combattant.

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