09 février 2011

Le Sergent Jean NAVARRE par Raymond DEFAYE

Dans l'ouvrage Bleu horizon - parcours de combattants de la guerre 1914-1918, le Sergent Jean NAVARRE figure sur 3 photos prises par Raymond DEFAYE. L'une d'elle date de début avril 1915 : Jean NAVARRE vient de gagner sa première victoire, il ramène au camp d'aviation l'Albatros qu'il a contraint à atterrir : on peut le voir aux commandes de l'appareil. Deux autres le représentent en compagnie de son mécanicien et avec probablement son observateur en train d'ôter sa combinaison. Ils sont devant son avion, un Morane-Saulnier type L... [Lire la suite]
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19 décembre 2010

Jaunisse - évacuation

Le 15 septembre 1915, Raymond DEFAYE commence à éprouver des symptômes d'embarras gastrique. Il prévoit de partir en permission, mais celles-ci sont suspendues le 16 en raison d'une grande offensive.Le 21 septembre, une jaunisse se déclare. Il est évacué sur l'ambulance n° 2. Aussitôt arrivé, il part en voiture vers Muizon, puis prend le train sanitaire en couchettes 1ère classe direction Fismes. Hôpital.Le 29 septembre, il est évacué sur l'intérieur. Ses carnets trasncrits dans l'ouvrage Bleu horizon - témognages de combattants de... [Lire la suite]
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12 décembre 2010

Devant le commandant de la brigade

Toujours à la date du 1er septembre 1915, Raymond DEFAYE note q'un groupe de trois officiers est à proximité de l'endroit où il vient de soigner deux blessés : [...] L'un m'interpelle : c'est le colonel (?) BERNY du 348, commandant la compagnie à laquelle je suis détaché.Me demande : - C'est vous qui venez de donner vos soins aux blessés ?- Oui mon colonel Puis me demande des explications que je donne : blessure, forme des pansements, envoi de l'enfant à l'hospice civil. Puis je pars en saluant le colonel, croyant avoir à faire au... [Lire la suite]
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11 décembre 2010

Le quotidien d'un toubib...

1er septembre 1915 Pars aux tranchée, poste Cérès ce matin.A midi bombardement commence. A 1h1/2 un bous 77, dont je possède la fusée tombe devant ma porte pendant que je cousais à ma fenêtre. Rien de particulier, je pars à la cave. Un autre derrière chez moi et un 3è fait Cérès.Je sors de la cave. On vient nous chercher pour aller soigner des blessés en ville. MICHAUD me demande d'y aller, j'y vais.Pansement sur la table de la salle à manger. Un enfant 15 à 16 ans, blessure à la jambe droite [...]. Garrot déjà posé, j'enlève :... [Lire la suite]
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05 décembre 2010

Fin août 1915

Raymond DEFAYE part en permission le 7 août 1915, au retour du Major du 5è bataillon.Il note le 26 août 1915 : Ce soir les canons de Pommery, 75 et 280, se mettent à tirer sur Cernay pendant 20 minutes. J'assiste au spectacle sur un toit. Tout en fumée où ça cogne ; malgré cela avec les jumelles on voit les Boches foutrent le camp en tous sens de leurs tranchées qui sont bouleversées.Pourtant on ne tente même pas une attaque. Avec l'aimable autorisation de Gilles BERNARD, son petit-fils. Aucune trace de ces tirs sur le JMO du 347è... [Lire la suite]
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01 décembre 2010

L'enterrement du Sergent Pierre GROUX

Raymond DEFAYE note à la date du 26 juillet 1915 : J'attends le colonel et le médecin-chef pour le tué d'hier au soir. Rien de particulier. Enterrement ce soir à 5 heures.Une civière, un cercueil, une couronne et bouquets dans une cour de maison démolie me font une chapelle ardente avec des drapeaux recouvrant le cercueil. On le porte au cimetière derrière ma maison par le boyau. Suite formée par le Lieutenant de sa section, le colonel, un lieutenant du 86è territorial, moi, 2 sergents de sa compagnie. Laïus du colonel. [...] Une... [Lire la suite]
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28 novembre 2010

Équitation et pressentiment

25 juillet 1915 : Raymond DEFAYE profite d'une après-midi d'équitation avec un officier instructeur du 10è Chasseurs nommé SURCHAN. Le soir il part à la relève au Linguet. [...] Relève à 7 h. Aussitôt arrivé on lance sur les Boches 2 minenwerfer. Eux répondent par 3 schrapnels.Comme j'étais sur un monticule je les vois et comme un pressentiment, je dis à mon brancardier : Vous verrez que ce soir nous aurons des blessés. A peine dit, un coup de téléphone : on réclame un brancard. Un sergent était avec sa section dans la... [Lire la suite]
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21 novembre 2010

Vaccination et démonstration

Du 20 au 22 juillet 1915 [...] Coup de fusil et de canon ici et là. Le 20 vaccination contre typho [fièvre typhoïde]. Le 21 j'avais 37° et mon épaule inutilisable [...] Le 22 Raymond DEFAYE fait d'autres réactions à cette vaccination.Il note encore : Le 22 démonstration d'artillerie de notre part à 11 heures. Chahut effroyable et éclairage intensif. Les Boches ont peur d'une attaque. La distance entre les tranchées varie de 38 m à 500 m. A un endroit dit le " trou de mine " une plaque de tôle et une couche de sacs... [Lire la suite]
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14 novembre 2010

A quoi cela sert ?

19 juillet 1915 Ce matin pas mal d'aéros au-dessus de nous, boche et français.A 11 heures, bombardement jusqu'à midi par les Boches : 1.000 à 1.200 obus sont tombés sur Reims et des gros : 210 et 105, coût 40 victimes civiles et un soldat blesséA quoi cela sert ?Le même sur nos tranchées leur serait autrement utile... Avec l'aimable autorisation de Gilles BERNARD, son petit-fils. Le Cardinal LUCON situe ce bombardement à la date du 20 juillet dans son journal de la guerre 1914-1918 : [...] Bombardement terrible : un tué,... [Lire la suite]
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24 octobre 2010

Reims la Maladrerie : ma maison

18 juillet 1915Je me suis débrouillé à fond pour les permissions. Je devais partir le premier. MENU [le Médecin chef] a trouvé cela outrageant et a fait partir le médecin auxiliaire à ma place. Je pars par la rue de la Maladrerie le remplacer pour 8 ou 15 jours. Au fond se trouve le cimetière de l'Est contre le hangar de tramway. Devant la rue de la Maladrerie.Ma maison est la seule qui n'a rien.Celle à côté occupée par les brancardiers fut touchée mais a été arrangée. Au point de vue protection, zéro. Les balles même rentrent chez... [Lire la suite]
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