12 décembre 2010

Devant le commandant de la brigade

Toujours à la date du 1er septembre 1915, Raymond DEFAYE note q'un groupe de trois officiers est à proximité de l'endroit où il vient de soigner deux blessés : [...] L'un m'interpelle : c'est le colonel (?) BERNY du 348, commandant la compagnie à laquelle je suis détaché.Me demande : - C'est vous qui venez de donner vos soins aux blessés ?- Oui mon colonel Puis me demande des explications que je donne : blessure, forme des pansements, envoi de l'enfant à l'hospice civil. Puis je pars en saluant le colonel, croyant avoir à faire au... [Lire la suite]
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11 décembre 2010

Le quotidien d'un toubib...

1er septembre 1915 Pars aux tranchée, poste Cérès ce matin.A midi bombardement commence. A 1h1/2 un bous 77, dont je possède la fusée tombe devant ma porte pendant que je cousais à ma fenêtre. Rien de particulier, je pars à la cave. Un autre derrière chez moi et un 3è fait Cérès.Je sors de la cave. On vient nous chercher pour aller soigner des blessés en ville. MICHAUD me demande d'y aller, j'y vais.Pansement sur la table de la salle à manger. Un enfant 15 à 16 ans, blessure à la jambe droite [...]. Garrot déjà posé, j'enlève :... [Lire la suite]
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08 décembre 2010

Sedantag (Jour de Sedan)

Ce jour commémorait dans certains des États allemands la victoire sur l'armée française le 2 septembre 1870.Le jour de Sedan (Sedantag) fut célébré jusqu'en 1918. Quelques cartes postales montrent les festivités de cette journée avant 1914. A cette occasion, le JMO de la 52è DI indique à la date du 1er septembre 1915 : En raison des réjouissances possibles chez les Allemands, à l'occasion du Sedan-Tag, ordre est donné par l'Armée d'exécuter un tir d'artillerie lourde, à 11 h, sur les cantonnements ennemis. Le tir est exécuté,... [Lire la suite]
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05 décembre 2010

Fin août 1915

Raymond DEFAYE part en permission le 7 août 1915, au retour du Major du 5è bataillon.Il note le 26 août 1915 : Ce soir les canons de Pommery, 75 et 280, se mettent à tirer sur Cernay pendant 20 minutes. J'assiste au spectacle sur un toit. Tout en fumée où ça cogne ; malgré cela avec les jumelles on voit les Boches foutrent le camp en tous sens de leurs tranchées qui sont bouleversées.Pourtant on ne tente même pas une attaque. Avec l'aimable autorisation de Gilles BERNARD, son petit-fils. Aucune trace de ces tirs sur le JMO du 347è... [Lire la suite]
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01 décembre 2010

L'enterrement du Sergent Pierre GROUX

Raymond DEFAYE note à la date du 26 juillet 1915 : J'attends le colonel et le médecin-chef pour le tué d'hier au soir. Rien de particulier. Enterrement ce soir à 5 heures.Une civière, un cercueil, une couronne et bouquets dans une cour de maison démolie me font une chapelle ardente avec des drapeaux recouvrant le cercueil. On le porte au cimetière derrière ma maison par le boyau. Suite formée par le Lieutenant de sa section, le colonel, un lieutenant du 86è territorial, moi, 2 sergents de sa compagnie. Laïus du colonel. [...] Une... [Lire la suite]
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30 novembre 2010

Le Sergent Pierre GROUX

Ne voulant négliger aucune piste pour tenter d'identifier le sergent de la 24è Cie tué le 25 juillet 1915, je poursuis les recherches sur le JMO du 86è RIT, ou à cette date est indiqué : Rien à signaler Je reprends la recherche sur Mémoire des hommes. Après avoir tenter les orthographes approchantes, je rajoute une lettre et là parmi les dernières fiches GROUX, je trouve celle du Sergent Pierre GROUX Il était âgé de 28 ans. Originaire de Rumilly (59), son nom est inscrit sur le monument aux morts de cette commune, ainsi... [Lire la suite]
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29 novembre 2010

26 juillet 1915 : quel Sergent ?

Raymond DEFAYE décrit la mort d'un sergent dans son journal à la date du 26 juillet 1915. Le JMO du 347è indique à cette date :[...] Un sergent de la 24è Cie est tué par un éclat d'obus. [...] Du côté du JMO du service de santé de la 52è DI à la même date on peut relever : [...] le Sergent GOUX du 347è est tué au Linguet par schrapnel à la poitrine. [...] La 24è Cie venait de prendre la relève la veille, 25 septembre 1915. Je n'ai pas trouvé de fiche Mémoire des hommes correspondantes à ce nom, rien non plus sur le site... [Lire la suite]
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28 novembre 2010

Équitation et pressentiment

25 juillet 1915 : Raymond DEFAYE profite d'une après-midi d'équitation avec un officier instructeur du 10è Chasseurs nommé SURCHAN. Le soir il part à la relève au Linguet. [...] Relève à 7 h. Aussitôt arrivé on lance sur les Boches 2 minenwerfer. Eux répondent par 3 schrapnels.Comme j'étais sur un monticule je les vois et comme un pressentiment, je dis à mon brancardier : Vous verrez que ce soir nous aurons des blessés. A peine dit, un coup de téléphone : on réclame un brancard. Un sergent était avec sa section dans la... [Lire la suite]
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21 novembre 2010

Vaccination et démonstration

Du 20 au 22 juillet 1915 [...] Coup de fusil et de canon ici et là. Le 20 vaccination contre typho [fièvre typhoïde]. Le 21 j'avais 37° et mon épaule inutilisable [...] Le 22 Raymond DEFAYE fait d'autres réactions à cette vaccination.Il note encore : Le 22 démonstration d'artillerie de notre part à 11 heures. Chahut effroyable et éclairage intensif. Les Boches ont peur d'une attaque. La distance entre les tranchées varie de 38 m à 500 m. A un endroit dit le " trou de mine " une plaque de tôle et une couche de sacs... [Lire la suite]
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14 novembre 2010

A quoi cela sert ?

19 juillet 1915 Ce matin pas mal d'aéros au-dessus de nous, boche et français.A 11 heures, bombardement jusqu'à midi par les Boches : 1.000 à 1.200 obus sont tombés sur Reims et des gros : 210 et 105, coût 40 victimes civiles et un soldat blesséA quoi cela sert ?Le même sur nos tranchées leur serait autrement utile... Avec l'aimable autorisation de Gilles BERNARD, son petit-fils. Le Cardinal LUCON situe ce bombardement à la date du 20 juillet dans son journal de la guerre 1914-1918 : [...] Bombardement terrible : un tué,... [Lire la suite]
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