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Le blog du 347e RI
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22 novembre 2021

De la diffamation à la réhabilitation

Au lendemain de l'une des interventions d'André BERTHON à la Chambre des députés, Jean KOLB (Sylvain KOLB à l'état-civil) publie dans le journal La Presse un article sous le titre " Les fusillés de Fleury - Comment sont morts Herduin et Milan (sic) "

 

 

 

Il y accuse le général LEBRUN, tout en reprenant les accusations formulées par André BERTHON à l'encontre du colonel BERNARD et du général BOYER.

 

Il se présente comme ancien caporal au 291e RI, régiment frère du 347e RI au sein de la 103e brigade et de la 52e division d'infanterie, présent au moment de l'éxécution mais prêtant des paroles au sous-lieutenant HERDUIN à l'encontre de ce qui était attesté, tel qu'un abandon de poste et la reconnaissance de cet abandon de poste.

 

Il avance également que celui-ci était alcoolique et qu'avec MILLANT, ils avaient abandonné leur poste. Il indique que MILLANT était sous les ordres d'HERDUIN, or chacun commandait les débris de deux compagnies différentes : la 17e et la 19e.

 

C'en était trop pour Fernande NIVOIX qui attaqua en diffamation Jean KOLB et le journal La Presse.

 

Le jugement fut rendu par la Cour d'assises au mois d'octobre 1921. Dans son numéro du 22 octobre 1921, La Presse expose que Jean KOLB n'avait pas de volonté de nuire à Mme HERDUIN et son fils, mais seulement de " servir ceux qui réclamaient la réhabilitation de cet officier. " L'article ajoute que : " les poursuites [...] fournissaient à la famille et aux défenseurs d'Herduin le moyen juridique de réhabiliter publiquement la mémoire de cet officier. "

 

Il se termine par ces mots :

" Respectueux de la justice de notre pays, nous souhaitons sincérement que notre condamnation puisse servir à la réhabilitation de deux officiers français fusillés sans jugement. "

 

Le 12 novembre 1921, La Presse publie l'arrêt rendu par la Cour d'Assises dans son audience publique du 21 octobre 1921.

 

Jean KOLB fut condamné à 100 francs d'amende, le gérant du journal La Presse à 16 francs d'amende et tous deux à 5.000 francs de dommages et intérêts, ainsi qu'aux dépens.

 

Le journal est par ailleurs condamné à insérer une copie du jugement sous peine d'une astreinte de 100 francs par numéro ne contenant pas celle-ci, après signification dudit arrêt le 10 novembre 1921.

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