La réparation civile
L'émoi suscité à la Chambre des députés puis le procès en diffamation et l'arrêt rendu par la Cour d'assises de la Seine, avaient conduit Louis BARTHOU, ministre de la guerre à un nouvel examen du dossier, comme il l'indique dans la lettre qu'il adressa à Fernande HERDUIN le 15 novembre 1921 (reproduite dans plusieurs journaux de l'époque) :
" Madame, les dépositions recueillies au cours du récent procès que vous avez intenté à un journal parisien m'ont fait un devoir d'examiner à nouveau les requêtes dont vous avez saisi, à plusieurs reprises, mes prédécesseurs et moi-même. Il résulte de ce débat comme des documents antérieurs que votre mari, le lieutenant Herduin. a été exécuté sans jugement [...].
Votre mari très bien noté et décoré au cours même de la guerre de la médaille militaire, était un officier courageux dont vous pouvez, votre fils et vous, porter le nom avec honneur.
La loi ne permet pas la revision de son affaire, mais le gouvernement a décidé, sur ma proposition, de vous allouer, à titre de réparation civile, une somme de 100.000 fr. [...] "

Source : Gallica-BNF, extrait d'une photo de 1921
Sur les conseils d'André BERTHON, député et l'un de ses avocats, Fernande accepta la proposition du ministre.
La famille de Pierre MILLANT fusillé aux côtés d'Henri HERDUIN, reçut quant à elle une somme de 50.000 francs.