La semaine dernière, un message m'annonce :

" J'ai retrouvé un carnet de guerre d'un soldat (Sergent mitrailleur) ayant participé à l'attaque du Linguet [...] "

Contact pris pour en savoir plus, il apparaît que ce carnet avait été écrit par le grand-père de l'épouse de Marc : le sergent Auguste ROUX.

roux347

Soltau - 1917. L'insigne apparaissant sur la manche gauche est celui porté par les mitrailleurs

Ce carnet couvre la période de décembre 1914 à février 1915, et est en cours de transcription par Marc, qui m'indique qu'Auguste avait été blessé par une grenade en novembre 1915 et prisonnier au camp de Soltau.

Le nom d'Auguste ROUX me disait quelque chose...

Une recherche sur le blog me permet de retrouver la mention de son nom dans la relation d'une manipulation imprudente le 23 novembre 1915.

Une recherche complémentaire sur le site de la Croix-rouge internationale me permet de retrouver la trace d'Auguste malgré quelques inexactitudes dans les renseignements portés sur l'une des fiches : incohérence entre la date de naissance indiquée (1891) et la classe de recrutement (1908).

Auguste ROUX était un enfant naturel reconnu par le mariage de ses parents, Albert et Marie Leonie Hortense DANFLOU.

Il était né en octobre 1891 à Saint-Frajou (31) commune située entre Toulouse et Tarbes.

Il s'était marié à Toulouse. Le couple eut au moins deux enfants.

Employé de commerce, il s'était engagé volontairement à Mézières (08) pour 3 ans en 1909.

Caporal  en septembre 1910, il reçoit un certificat de bonne conduite avant d'être nommé sergent et de passer dans la réserve de l'armée d'active en 1912.
Rappelé lors de la mobilisation générale il fut incorporé au 347e RI (régiment de réserve du 147e RI) stationné à Sedan.
Blessé le 23 novembre 1915 à la suite d'un accident à l'oeil et au pied.

Capturé le 8 juin 1916 à Thiaumont, il fut détenu à Giessen, puis à Dülmen, Minden, Soltau et Hammeln, et enfin rapatrié en janvier 1919.

Il avait reçu la médaille commémorative de la Grande guerre et la médaille de la victoire, ainsi que l'insigne des blessés.